CADRE DÉONTOLOGIQUE · VOLET 1 — CHARTE / CODE DE CONDUITE
Charte déontologique
| Version | v7.1 · 8 octobre 2026 |
|---|---|
| Date | 8 octobre 2026 |
| Entité | EUDEXUS Limited · Africa Business Centre, 1st Floor, Unity House, 51 Rue du Savoir, Cybercity, Ébène, Republic of Mauritius · BRN C23199955 |
| Coach signataire | Sundaresan Rungasamy |
| Référentiel principal | Code de déontologie global des coachs, mentors et superviseurs (GCoE, v3, juin 2021 — EMCC Global / Association for Coaching), auquel EUDEXUS adhère volontairement |
Préambule
Cette Charte engage le coach dans sa pratique professionnelle au sein d’EUDEXUS Limited. Elle pose le cadre éthique qui protège à la fois le coaché, le coach, les éventuels donneurs d’ordre (entreprise, sponsor) et la profession dans son ensemble. Elle n’est ni un argumentaire commercial ni une promesse de résultat : elle est un acte de responsabilité.
Elle s’applique à toute mission de coaching individuel ou collectif menée par EUDEXUS Limited, qu’elle soit contractée à titre privé, financée par une organisation ou conduite dans un cadre pro bono.
Le coach signataire s’engage à :
-
s’y conformer en toute circonstance ;
-
la rendre accessible à tout coaché ou client institutionnel qui en fait la demande ;
-
accepter d’être questionné sur son application ;
-
la réviser périodiquement.
Article 1 — Principes fondamentaux
Cinq principes structurent la pratique. Ils sont alignés sur le Code de déontologie global des coachs, mentors et superviseurs (GCoE), auquel EUDEXUS adhère volontairement sans être, à la date de la présente version, membre d’une organisation signataire.
1.1 Intégrité
Le coach agit avec honnêteté envers lui-même, envers le coaché et envers tout tiers concerné (sponsor, organisation, famille élargie quand pertinent). Il ne promet pas ce qu’il ne peut pas livrer, ne dissimule pas un conflit d’intérêts, ne déforme pas ses qualifications, ne s’attribue pas des méthodes ou des contenus qui ne sont pas siens. Il respecte la propriété intellectuelle des modèles, méthodes et outils qu’il mobilise dans sa pratique, et en cite les auteurs ou les sources lorsqu’il en transmet le contenu.
1.2 Confidentialité
Tout ce qui se dit dans l’espace de coaching reste strictement entre le coach et le coaché. Cette confidentialité est totale, sauf dans trois cas exhaustivement définis (voir article 4) : risque vital, obligation légale, restitution préalablement contractualisée à un tiers payeur. Aucune exception en dehors de ces trois cas, quelle que soit la pression exercée.
1.3 Respect de l’autonomie et de la dignité du coaché
Le coach considère le coaché comme la personne la mieux placée pour décider de sa propre vie. Il n’impose pas de solution, n’oriente pas vers ses propres valeurs, ne se substitue pas à la décision du coaché. Il honore la dignité de la personne dans son histoire, son rythme, ses choix — y compris ceux qu’il ne partagerait pas personnellement.
Cette posture s’incarne dans un principe central de la pratique : rendre le client autonome, qu’il réponde lui-même à ses besoins et qu’il endosse la responsabilité qui est la sienne.
1.4 Non-jugement
Aucun jugement moral, religieux, culturel, politique, esthétique ou comportemental n’est porté sur le coaché.
Le jugement porté sur la personne accompagnée constitue une menace pour l’intégrité de son raisonnement et l’oblige à utiliser son énergie contre cette menace plutôt que vers son mieux-être. L’acceptation n’est pas l’accord : c’est la compréhension sans verdict.
1.5 Compétence
Le coach intervient uniquement dans son périmètre de compétence avérée. Il connaît ses limites, les explicite et oriente sans hésitation lorsque la demande dépasse son cadre (voir article 6). Il maintient sa compétence par la formation continue et la supervision régulière (voir article 2).
Article 2 — Engagements du coach
2.1 Posture professionnelle constante
Le coach maintient une posture de neutralité bienveillante. Il est le soutien du coaché, pas son ami. Il célèbre sobrement les avancées, accompagne les échecs sans dramatisation, ne projette pas ses propres émotions ni ses propres objectifs sur le coaché.
2.2 Vigilance aux mécanismes de projection, transfert et contre-transfert
Le coach reconnaît que ces phénomènes sont inévitables dans toute relation d’accompagnement. Sa responsabilité n’est pas de les éviter mais de les détecter et de les réguler. Pour cela, il s’engage à une supervision professionnelle régulière (voir 2.4) et à un travail personnel continu de connaissance de soi.
2.3 Formation continue
Le coach s’engage à un minimum de 40 heures de développement professionnel par an : formations, lectures de référence, intervisions, conférences, certifications.
2.4 Supervision
Le coach s’engage à une supervision professionnelle régulière avec un superviseur accrédité, externe à sa pratique commerciale. Modalités retenues :
-
fréquence : trimestrielle ;
-
format : mixte (individuelle et collective) ;
-
niveau du superviseur : accrédité par une organisation professionnelle reconnue (EMCC ou équivalent).
La supervision n’est pas optionnelle : elle est le mécanisme de sécurité éthique du métier. Le coaché est informé, dès le premier entretien, que le coach est supervisé et que sa situation peut être évoquée de façon anonyme dans ce cadre. La relation de supervision est elle-même soumise à la confidentialité.
2.5 Devoir d’orientation
Lorsque la situation du coaché sort du périmètre du coaching — pathologie, détresse clinique, situation juridique, médicale, sociale ou thérapeutique — le coach oriente activement vers le professionnel compétent (voir article 6) et formalise cette orientation par écrit dans son dossier.
2.6 Engagement de moyens, non de résultat
Le coach engage sa compétence, son temps et la qualité de sa posture. Il ne garantit aucun résultat précis : le changement appartient au coaché et dépend de variables qui ne sont pas du ressort du coach.
2.7 Assurance de responsabilité civile professionnelle
L’assurance de responsabilité civile professionnelle n’est pas une obligation légale à Maurice pour l’activité de coaching. Conformément à l’article 3.12 du Code de déontologie global, le coach souscrit une telle couverture lorsqu’elle est disponible et adaptée aux pays d’intervention. La situation d’assurance en vigueur est communiquée au client sur demande, avant la signature du contrat de mission.
Article 3 — Cadre, contrat et limites
3.1 Contrat écrit préalable
Toute mission donne lieu à un contrat écrit avec EUDEXUS Limited, signé avant la première séance facturée. Le contrat précise au minimum : objet de la mission, nombre et durée des séances, modalités financières, conditions d’annulation, règles de confidentialité, périmètre d’intervention, modalités de fin de mission.
3.2 Triangle contractuel en contexte d’organisation
Lorsque la mission est financée par une organisation (employeur, sponsor), le coach formalise dès l’origine un triangle clair entre le coaché, le sponsor et le coach. Sont définis par écrit avant le démarrage :
-
les objectifs partagés ;
-
les indicateurs de réussite ;
-
les modalités de restitution au sponsor — uniquement sur l’atteinte des objectifs convenus, jamais sur le contenu des séances ;
-
la séparation totale entre le coach et la hiérarchie.
3.3 Cadre de séance
Lors du premier entretien, le coach pose explicitement le cadre : confidentialité, posture, règles, durée, droit du coaché à interrompre à tout moment.
3.4 Limites relationnelles
Aucune relation duale (amicale étroite, sentimentale, sexuelle, financière hors contrat, hiérarchique cachée) n’est admise entre le coach et son coaché pendant la mission et pendant un délai minimum de 12 mois après la fin officielle de la mission. Au-delà de ce délai, les obligations de confidentialité, de non-exploitation de la relation passée et de prévention des conflits d’intérêts subsistent ; toute relation ultérieure fait l’objet d’un examen préalable de l’influence ou de la dépendance résiduelle.
3.5 Fin de mission
La mission se termine soit à l’atteinte des objectifs, soit à l’épuisement du nombre de séances contracté, soit sur demande de l’une des parties. La fin est explicitement nommée, formalisée par un bilan et n’est pas reconduite implicitement.
3.6 Continuité et transfert
Si le coach se trouve durablement empêché de poursuivre une mission, le coaché et, le cas échéant, le sponsor en sont informés sans délai ; une orientation vers un confrère est proposée. Les notes de séance sont alors détruites conformément à l’article 4, sauf demande écrite contraire du coaché. EUDEXUS Limited tient à jour une disposition de transfert des missions en cours en cas de cessation d’activité.
Article 4 — Confidentialité et données personnelles
4.1 Principe général
Tout le contenu des séances est confidentiel. Aucune information n’est partagée avec un tiers sans accord écrit du coaché — y compris avec le conjoint, l’employeur ou la famille — sauf dans les exceptions ci-dessous.
4.2 Exceptions limitatives
La confidentialité peut être levée uniquement dans trois cas :
-
risque vital imminent pour le coaché lui-même ou pour autrui (article 223-6 du Code pénal — non-assistance à personne en péril). Le coach contacte alors le service d’urgence approprié et informe le coaché de sa démarche dès que possible ;
-
obligation légale : réquisition judiciaire dûment formalisée ;
-
restitution à un sponsor prévue dans le triangle contractuel initial, strictement limitée à ce qui a été contractualisé.
4.3 Notes de séance et dossier
Le coach tient des notes de séance succinctes, à usage strictement personnel et à finalité de supervision. Ces notes ne sont jamais partagées avec un tiers.
4.4 Données personnelles
Le coach applique le Règlement général sur la protection des données (UE 2016/679) lorsqu’il s’applique, ainsi que le Mauritius Data Protection Act 2017. Il informe le coaché :
-
de la nature des données collectées (identité, coordonnées, contenu des notes de séance) ;
-
de leur finalité ;
-
de leur durée de conservation ;
-
de ses droits (accès, rectification, effacement, portabilité).
4.5 Politique de non-conservation des notes de séance
Conformément au principe de minimisation des données (RGPD, article 5.1.c) et à l’esprit du Code de déontologie global, les notes de séance ne sont pas conservées au-delà de la mission. Elles sont détruites à la clôture de la mission : destruction physique pour les supports papier, suppression définitive pour les supports numériques, y compris dans les sauvegardes périodiques selon leur cycle de rotation.
Exception ciblée — supervision en cours : si une supervision en cours porte sur une mission active ou récemment clôturée, les notes strictement nécessaires sont conservées jusqu’à la fin du cycle de supervision concerné, puis détruites sans délai. Cette conservation est limitée à la finalité éthique de la supervision et ne peut servir d’autre usage.
Durées de conservation — récapitulatif
| Catégorie | Politique | Fondement |
|---|---|---|
| Notes de séance et documents de travail | Non-conservation — destruction à la clôture de mission | Minimisation des données (RGPD art. 5.1.c) ; esprit du Code de déontologie global |
| Notes utilisées en supervision | Conservation jusqu’à la fin du cycle de supervision concerné, puis destruction sans délai | Exception ciblée, justifiée par la finalité éthique de la supervision |
| Données comptables et de facturation | 10 ans | Obligation légale (Code de commerce) |
| Contrat de mission | 5 ans après la fin de la mission | Prescription civile de droit commun |
Article 5 — Conflits d’intérêts
5.1 Identification
Un conflit d’intérêts existe dès lors qu’une situation pourrait raisonnablement faire douter de la neutralité du coach. Exemples :
-
coacher simultanément deux personnes en relation hiérarchique ou en conflit ouvert ;
-
coacher une personne dont le sponsor a un intérêt personnel dans l’issue ;
-
recevoir une rémunération ou un avantage d’un tiers en lien avec le coaching ;
-
être en relation d’affaires, d’amitié proche ou de famille avec le coaché ou son entourage proche ;
-
avoir un intérêt commercial direct dans une décision que le coaché s’apprête à prendre.
5.2 Règle de transparence
Tout conflit d’intérêts, réel ou potentiel, est déclaré spontanément et par écrit au coaché et, le cas échéant, au sponsor, avant le démarrage de la mission ou dès qu’il apparaît en cours de mission.
5.3 Règle d’arbitrage
Si le conflit d’intérêts compromet la neutralité du coach, la mission est refusée ou interrompue. La décision revient au coach et ne peut être contestée pour des raisons commerciales.
5.4 Écosystème étendu
Le coach exerce par ailleurs des activités d’entrepreneuriat et d’animation de réseaux professionnels. Il s’engage à expliciter par écrit toute appartenance commune ou intérêt croisé avec un coaché lors du contrat initial, et à refuser toute mission où son rôle d’entrepreneur ou de connecteur d’écosystème pourrait peser sur la neutralité du coaching.
5.5 Séparation entre coaching et conseil
EUDEXUS exerce également une activité de conseil auprès des organisations. EUDEXUS n’accompagne pas en coaching des personnes au sein d’une organisation où il exerce une mission de conseil qui les concerne, sauf si un accord tripartite écrit définit préalablement les limites de chaque intervention. Cette séparation est rappelée dans tout contrat de mission concerné.
Article 6 — Limites de compétence et devoir d’orientation
6.1 Périmètre du coaching
Le coaching accompagne des personnes fonctionnelles dans des objectifs de changement, de clarification, de mise en action et de performance. Il n’est ni de la thérapie, ni du conseil, ni du mentorat, ni de la médecine.
6.2 Signaux d’orientation systématique vers un professionnel de santé
Le coach interrompt ou refuse le coaching et oriente immédiatement vers un médecin ou un professionnel de santé mentale dans les situations suivantes :
-
risque suicidaire (idées noires, propos sur l’inutilité de la vie, don d’objets personnels) ;
-
rupture de contact avec la réalité (propos incohérents, paranoïa, hallucinations même légères) ;
-
addictions non gérées rendant le travail cognitif impossible ;
-
dépression sévère avec incapacité à mobiliser l’énergie nécessaire au coaching ;
-
détresse clinique chronique au sens du DSM-5-TR ou de la CIM-11.
6.3 Signaux d’orientation vers un bilan spécialisé
Lorsque le coach observe des signaux chroniques et invalidants pouvant relever d’un fonctionnement spécifique (neuro-atypie : TDAH, TSA, troubles DYS, HPI, hypersensibilité), il en informe le coaché par cette formule :
« Je ne pose pas de diagnostic, mais j’observe des signes qui pourraient relever d’un fonctionnement spécifique ; un bilan auprès d’un professionnel pourrait vous éclairer. »
Il oriente vers le professionnel adéquat (psychiatre, neuropsychologue, orthophoniste, ergothérapeute selon le cas), en s’appuyant sur les recommandations de santé publique en vigueur dans son territoire d’exercice.
6.4 Coaching parallèle, jamais substitutif
Un accompagnement de coaching peut se poursuivre en parallèle d’un suivi médical ou thérapeutique, jamais en remplacement. Le coach vérifie la cohérence avec le professionnel de santé chaque fois que possible, avec l’accord du coaché.
6.5 Refus de mission
Le coach se réserve le droit de refuser ou d’interrompre une mission s’il estime qu’elle dépasse sa compétence, qu’elle présente un risque pour le coaché ou qu’elle entre en conflit avec la présente Charte.
Article 7 — Procédure de réclamation
7.1 Voie interne
Tout coaché ou tiers concerné qui estime que la présente Charte n’a pas été respectée peut adresser sa réclamation par écrit à contact@eudexus.com. Une réponse écrite est apportée dans un délai de quinze jours ouvrés.
7.2 Voie externe — médiation
En cas de désaccord persistant, les parties peuvent recourir à un médiateur indépendant, désigné d’un commun accord et précisé dans le contrat de mission. Dès l’adhésion effective du coach à une organisation professionnelle signataire du Code de déontologie global, la procédure de réclamation de cette organisation est également ouverte au coaché (voir 7.3).
7.3 Voie professionnelle
À la date de la présente version, le coach n’est membre d’aucune organisation professionnelle de coaching. Cette section sera mise à jour dès toute adhésion effective ; le coaché pourra alors saisir le comité d’éthique de l’organisation concernée.
Article 8 — Adhésion, révision et publicité
8.1 Adhésion
Le coach signe la présente Charte à son entrée en exercice et à chaque révision majeure.
8.2 Révision
La Charte est révisée au minimum tous les trois ans, ou à tout moment si l’évolution réglementaire ou méthodologique le justifie. Toute version est datée et numérotée.
8.3 Publicité
La Charte est remise à tout coaché avant la signature du contrat de mission. Elle est publiée sur le site eudexus.com et fournie à toute organisation cliente lors de la contractualisation.
